DNM

DermoNeuroModulation
 

La DermoNeuroModulation, c’est d’abord la prise de conscience que peu importe ce que nous croyons toucher lorsque nous pratiquons la thérapie manuelle c’est définitivement la peau que nous touchons.

Puis, à travers l’étude de la neurophysiologie cutanée, nous constatons certains concepts qui ne pourront que faire partie de notre vision nouvelle de la thérapie manuelle :

  1. Les nerfs cutanés sont disséminés dans toute la peau, à travers toute son épaisseur.

  2. Les nerfs cutanés sont des nerfs mixtes, qui comportent des neurones sensitifs (mécanorécepteurs et fibres C) et des neurones moteurs (qui servent à l’innervation autonome de la peau).

  3. Dès que nous bougeons un tant soit peu la peau, le système nerveux central en est averti. Il nous sentira, et il aura la possibilité de répondre si nous lui en laissons l’occasion.

 

C’est ainsi que nous évoluerons dans ce nouveau domaine et que nous apprendrons que la plupart des syndromes canalaires (compressions subies par les nerfs), sont dus à des compressions par des tissus mous.

Une étude approfondie des nerfs cutanés fera partie du programme : leur origine et leur localisation nous aideront à déterminer un meilleur plan de traitement.

70 techniques sont proposés comme moyen d’intervention. Toutes ces techniques sont indolores et visent à suggérer au SNC une alternative à la douleur que la personne subie.

Sachant que la thérapie manuelle n’est qu’une partie d’un bon traitement, nous aurons aussi au programme des discussions à propos de l’aspect bio-psycho-social des traitements de thérapie manuelle.

 

Références

Et si la thérapie manuelle n'était pas totalement ce qu'on croit ?

Si, cette fois, on se fiait à ce que nous dit la science, la neuroscience, pour comprendre ce que nous faisons réellement ?

Voici un exemple de ce qu'il est important de comprendre : « Les fibres sensitives de petit diamètre fournissent le feedback nécessaire de chaque infime partie du corps, ce qui est absolument essentiel pour les systèmes de contrôle homéostatique qui maintiennent les conditions physiologiques du corps. Elles fournissent les signaux vitaux qui indiquent que le corps est vivant. » (Craig, A.D., (2015) How do you feel? An Interoceptive Moment with your Neurobiological Self. Princeton, NJ: Princeton University Press, p. 110)

Nous en avions déjà l'intuition. Mais nous sommes-nous déjà demandé vraiment pourquoi le SNC aurait besoin de savoir exactement tout ce qui se passe dans le corps ?

Nous savons qu'aucun muscle du corps ne se contracte par lui-même. Nous savons qu'aucun os, fascia ou tissu n'a de volonté propre de se modifier. Tous, sans exception, ne font que répondre à des commandes motrices venant du SNC. Nous ne pouvons modifier aucun tissu de l'extérieur, pourquoi nous acharnons-nous encore à le faire ? Le seul moyen qui nous est permis pour influencer la commande motrice est bel et bien d'apprendre "le langage du corps" et de dialoguer avec le SNC. Lui seul pourra changer les commandes motrices afin de modifier les tensions tissulaires, les contractions musculaires et autres normalisations de type homéostatique.

Nous allons laisser tomber totalement les théories non vérifiables et celles des thérapies dont les "preuves scientifiques" ne sont en fait que des statistiques. Il ne s'agit pas de savoir que la thérapie manuelle est efficace et apporte du bien-être, cela est un fait établi depuis des millénaires. Il s'agit maintenant de savoir comment elle peut y arriver. Les spécialistes en neuroscience peuvent nous aider à mieux comprendre.

Voici quelques livres de référence :

 
« Lors de l’écriture de mon mémoire, et surtout lors du remaniement de ce mémoire pour qu’il devienne un livre, je me suis bien rendue compte que ce qu’on nommait le sens du « toucher » était bien plus que le simple toucher. Cela impliquait tous les récepteurs de la peau, bien sûr, mais aussi tous les récepteurs des articulations, des muscles, des jonctions musculo-tendineuses, les mécanorécepteurs viscéraux, les récepteurs sensibles aux variations de température, au toucher agréable et à la nociception. Toutes ces fibres emmènent des informations au système nerveux central, celles qui viennent de son milieu interne ou de son milieu externe, et qui ne sont pas des informations visuelles, auditives, gustatives ou olfactives. On voit donc que ce qu’on appelait « toucher » implique aussi le mouvement et les sensations. On comprend facilement que toutes les thérapies manuelles deviennent des thérapies de la somesthésie. Mais il faut aussi inclure dans ce groupe toutes les thérapies du mouvement comme le Tai Chi, le Ki Kong, le Yoga, et les différentes pratiques de la méditations qui font intervenir la respiration et qui ont un impact direct sur les mécanorécepteurs viscéraux entre autre.  Gros projet que de décrire tout ce qui se passe… »
« C’est lors de mon premier stage DNM que j’eus la certitude que ma vision était finalement tout près de la réalité. La DNM m'a expliqué ce dont j'avais l'intuition, mais en éclaircissant des points encore obscurs pour moi. Peu de temps après le stage je me suis mise à tout traduire, à tout relire, à pratiquer et j’ai eu cette impression forte d’avoir trouvé le chaînon manquant. Il faut se rendre à l’évidence : tout se passe dans le système nerveux, on ne peut pas modeler le corps. Les changements se produiront SEULEMENT si le système nerveux le décide. Nous, en tant que thérapeutes, la seule chose que nous pouvons faire est d’essayer d’influencer le SNC, de lui « parler », de lui « proposer » des modifications et si le SNC peut en tirer du profit, sans doute que ça va changer. Sinon, c’est pas en poussant, en craquant, en modelant qu’on va y arriver.

Il faut parler au SNC : il faut donc apprendre son langage, et utiliser les bonnes voies de communication. Il faut connaître la physiologie du corps humain, particulièrement la neuro-physiologie pour arriver à faire un bon travail de thérapie manuelle. »
Louise est la directrice de AIMTC (Académie Internationale des Méthodes Thérapeutiques Contemporaines) où elle enseigne la DNM, le Bowen et le Niromathé.
 

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