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22/05/2017

Trois perspectives de la biologie

 

L’ouvrage d’Aristote, Historia Animalum, a été le premier et possiblement le plus beau livre de biologie animale jamais écrit, de par son originalité, sa logique et son influence constante. Il semble qu’il l’ait écrit en même temps que deux autres livres, Parties des animaux et Génération des animaux alors qu’il était dans la quarantaine.

 

Biologie comparative : les conclusions d’Aristote sont basées sur des observations personnelles classées de façon encyclopédique d’à peu près 500 animaux. Rien de tel n’avait été fait avant lui. Ces observations comparatives n’en étaient pas seulement à propos de la structure et de la fonction. De façon très moderne, il a donné une égale importance aux comportements, aux interactions avec l’environnement et à la distribution géographique.

 

L’impressionnante synthèse de la biologie d’Aristote est devenue le fondement de plusieurs idées toujours valides aujourd’hui. En proposant la première classification scientifique des animaux, il a formulé le principe que le discernement des affinités et des similarités doit être fondé sur la comparaison de toutes les caractéristiques, et non seulement sur un caractère évident (comme avoir des ailes). Il a eu la vision des genres et des espèces. Le concept de base d’Aristote est que chaque groupe d’animaux partage une structure architecturale commune (le corps) qui s’étend aux organes principaux qui eux sont en lien les uns avec les autres. Ce principe a constitué une base solide pour son successeur, George Cuvier (deux milles ans plus tard). Aristote a aussi insisté sur l’idée que tous les animaux qui appartiennent à un groupe particulier ont les mêmes composantes de base, qui ne peuvent varier que de quelques degrés : un peu plus grand, plus petit, plus souple, plus dur …


Biologie théorique : il s’est penché sur la hiérarchie des composants. Aujourd’hui, nous dirions qu’il a fait la distinction entre les molécules, les tissus et les organes. Il a même fait un modèle de classification des tissus. Ce n’est qu’au 19e siècle qu’apparaît un 4 niveau : la cellule.


Biologie embryologique : il faut reconnaître qu’Aristote fut le premier à parler de « biologie du développement » et il fit, à l’oeil nu, des descriptions brillantes d’embryons de toutes sortes, d’animaux à sang chaud et d’animaux à sang froid. Il ne se contenta pas de noter ses observations, mais émit le principe qu’en embryologie, le général se développe avant le spécifique. Ce principe est devenue « la loi de Baer » dans la première moitié du 19e siècle. La façon dont Aristote le dit, c’est que l’embryon est un animal avant de devenir un animal spécifique; les caractères généraux apparaissent avant les caractères spécifiques, les tissus apparaissent avant les organes. Il a même proposé une classification embryologique des animaux, idée reprise par Karl Von Baer et autres embryologistes du 19e siècle.
 

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